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administrateurCe blog a pour objectif d'informer les parents, les enseignants, les élus et les citoyens. Une revue presse est donc réalisée régulièrement concernant l'école primaire principalement. BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Aménagement du temps scolaire et santé de l’enfantPar administrateur :: 04/02/2010 à 22:47 :: Général
Yvan TOUITOU**, Pierre BÉGUÉ***
Au nom d’un groupe de travail* de la Commission X (Maternité - Enfance - Adolescence) (19 janvier 2010) RÉSUMÉ L’Académie nationale de Médecine a constitué un groupe de travail chargé d’apprécier l’aménagement du temps scolaire sur la santé de l’enfant. Après avoir décrit l’organisation actuelle du temps scolaire en France dans la journée, la semaine et l’année, le rapport souligne 1) l’importance de la prise en compte des rythmes biologiques et psychophysiologiques de l’enfant dans toute réflexion sur cette question ; 2) la désynchronisation des enfants c’est à dire l’altération du fonctionnement de leur horloge biologique lorsque celle-ci n’est plus en phase avec les facteurs de l’environnement entraînant fatigue et difficultés d’apprentissage ; 3) le rôle néfaste à cet égard de la semaine dite de 4 jours sur la vigilance et les performances des enfants les deux premiers jours de la semaine liées à une désynchronisation liée au week-end prolongé ; 4) le rôle primordial du sommeil chez l’enfant car il permet un développement harmonieux de l’enfant, restaure les fonctions de l’organisme, permet de lutter contre la fatigue et favorise les apprentissages. A la suite de ce rapport, l’Académie nationale de Médecine émet à l’intention des pouvoirs publics et des parents des recommandations qui, en mettant l’enfant au centre de la réflexion, insistent sur les liens entre temps scolaire et santé de l’enfant. source académie nationale de médecine rapport du 19 janvier 2010 lire la suite La semaine de quatre jours à nouveau épinglée, au nom cette fois de la santéPar administrateur :: 29/01/2010 à 5:01 :: Général
De Emmanuel DEFOULOY (AFP) – Il y a 11 heures
PARIS — Le rythme de quatre jours par semaine et 144 jours par an dans les écoles primaires, facteur de longues journées scolaires, est à nouveau mis en cause, cette fois par l'Académie de médecine, mais le ministère entend laisser ce sujet sensible à la discrétion des conseils d'écoles. Dans un rapport, l'Académie nationale de médecine a déploré cette semaine le "rôle néfaste" des quatre jours, jugeant que ce choix n'était "pas en cohérence" avec les rythmes biologiques de l'enfant. C'est pourtant celui adopté par 95% des écoles primaires depuis septembre 2008, à la suite de la suppression par le gouvernement du samedi matin. Selon l'Académie, des recherches ont montré que la semaine de quatre jours "n'est pas favorable à l'enfant car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi matin", avec pour conséquence une diminution de la vigilance. Elle prône donc d'"aménager la semaine sur 4 jours et demi ou 5 jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi est libre". En outre, les écoliers français ont des journées longues - six heures de classe et même davantage pour les plus faibles qui suivent l'accompagnement personnalisé -, car ces heures sont désormais concentrées sur 144 jours, contre 188 en Allemagne et Finlande ou 190 en Angleterre (chiffres 2007 de l'OCDE). Dans la plupart des pays européens, les comparaisons révèlent qu'il y a école au moins cinq jours par semaine, avec moins d'heures par jour. Pour l'Académie, il faudrait en France 180 à 200 journées de classe, ce qui induirait une réduction des grandes vacances, et le temps quotidien devrait être de quatre à six heures, selon l'âge de l'élève. Elle estime aussi que les vacances de Toussaint, période difficile pour l'enfant, devraient être allongées à deux semaines. Enfin, plus généralement, elle recommande de "mettre l'enfant au centre de toute réflexion sur le temps scolaire", en introduisant la notion "d'hygiène de travail respectant leurs rythmes". Ce constat, l'Académie de médecine n'est pas la première à le faire: avant elle, de nombreux chronobiologistes, la fédération des parents d'élèves FCPE et même l'inspection générale de l'Education nationale, dans un rapport de 2009, avaient souligné les inconvénients des quatre jours. "Les conséquences du resserrement du temps scolaire se font sentir sur la fatigue des élèves et des enseignants", avait écrit l'inspection, ajoutant cependant que "l'évolution souhaitable de la situation n'est pas dans le retour au samedi matin, que personne ne revendique, mais dans la scolarisation du mercredi matin". Pour autant, le ministère de l'Education nationale n'entend pas trancher cette question, préférant en laisser la responsabilité aux conseils d'école, instances composées notamment du directeur, du maire de la commune, des maîtres et de représentants des parents. "La nouvelle formule qui préside est de laisser la responsabilité de l'organisation de la semaine aux conseils d'école (...), c'est important que les acteurs se prononcent", avait déclaré en septembre 2009 le ministre Luc Chatel, son ministère assurant jeudi que cela restait sa position. Il n'est prévu pour l'instant ni débat ni conférence sur les rythmes scolaires, a aussi précisé le ministère, alors que la FCPE a fait une demande en ce sens. La première fédération de parents a réclamé jeudi "des décisions concrètes pour mettre fin aux aberrations pédagogiques et de santé actuelles". Copyright © 2010 AFP source afp du vendredi 29 janvier 2010 Futurs professeurs des écoles à la rentrée 2010: précisions sur leur prise de fonctionPar administrateur :: 27/01/2010 à 7:24 :: Général
Les professeurs des écoles stagiaires qui prendront leurs fonctions à la rentrée 2010 feront classe jusqu'aux vacances de la Toussaint et, "dans toute la mesure du possible", en présence "d'enseignants expérimentés", affirme le ministre de l'Education Luc Chatel dans une lettre au syndicat d'enseignants SNUipp-FSU.
Ce syndicat, ainsi que d'autres organisations, se sont récemment inquiétés des conditions de première prise de fonction des lauréats du concours 2010, année transitoire dans la mise en place de la réforme de la formation et le mode de recrutement des enseignants. "Dans toute la mesure du possible, les professeurs des écoles stagiaires qui prendront leur fonction à la rentrée prochaine devront pouvoir faire classe jusqu'aux vacances de Toussaint en présence d'enseignants expérimentés qui pourront leur apporter aide et conseils", écrit le ministre dans sa lettre, rendue publique par le syndicat. Luc Chatel dit également "réfléchir à la possibilité d'organiser dans les académies un regroupement des lauréats du concours la semaine précédent la rentrée scolaire 2010" afin qu'ils puissent "se familiariser (...) avec l'environnement professionnel qui résultera de leur affectation". La réforme de la formation prévoit le recrutement des futurs enseignants après l'obtention d'un master universitaire (bac+5) et supprime l'année rémunérée de fonctionnaire stagiaire, remplacée par des stages à faire pendant le master. Dans un communiqué, le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, souligne "une évolution positive" mais rappelle que restent problématiques, selon lui, "les épreuves et modalités d'organisation des concours à partir de 2011" et l'"absence de cadrage des masters". Il s'inquiète de "l'avenir et (du) rôle des IUFM" ainsi que de la "place du concours". lu dans la dépêche de l'éducation VouNousIls du mercredi 27 janvier 2010 Compression budgétaire à l'éducation nationalePar administrateur :: 27/01/2010 à 7:16 :: Général
Selon Le Figaro, 500 millions de crédits ministériels seront annulés en 2010. Il s'agit pour l'Etat de faire des économies pour payer les intérêts du grand emprunt de 35 milliards.
L'éducation nationale devra rendre 15 millions sur ses dépenses courantes. Ce n'est pas le ministère le plus touché. La Ville et le logement doit restituer 23 millions. Le ministère de la solidarité et de l'insertion, qui ne bénéficie en rien du grand emprunt, est le plus ponctionné avec 60 millions. Article du Figaro lire la suite dans l'expresso du mercredi 27 janvier Les pistes de Chatel pour remplacer les profs absentsPar administrateur :: 20/01/2010 à 20:26 :: EVOLUTION EDUCATION NATIONALE
Le ministre de l’Education nationale Luc Chatel a annoncé mercredi sur Europe 1 qu’il allait proposer trois pistes aux syndicats pour améliorer le système de remplacement des enseignants absents, en citant notamment la possibilité de «partenariats avec Pôle emploi».
«Je vais travailler avec les organisations syndicales sur plusieurs pistes», a déclaré Luc Chatel, parlant d’«améliorer le système par trois moyens»: une plus grande «réactivité», une plus grande «souplesse» et la diversification du «vivier» des remplaçants. «Aujourd’hui, on remplace trop lentement les professeurs absents», il y a «un délai de carence de 14 jours pendant lesquels le lycée doit se débrouiller avec un professeur absent» et «c’est seulement au bout de 14 jours que le rectorat intervient, il faut que dès le premier jour les autorités académiques soient mobilisés», a-t-il expliqué. Deuxième point, «si vous avez un manque de professeurs de mathématiques à Paris et que vous avez des professeurs de mathématiques disponibles à Créteil, et bien les professeurs de Créteil ne peuvent pas aller à Paris. Donc on va assouplir ce dispositif» entre académies, a-t-il ajouté. «Troisième exemple: nous devons diversifier et enrichir notre vivier de remplacement, par exemple avec des partenariats avec Pôle emploi, en mobilisant ici ou là de jeunes retraités de l’Education nationale ou en travaillant avec des étudiants qui ne sont pas encore admis aux concours», a-t-il poursuivi. Interrogé pour savoir si les difficultés de remplacement n’étaient pas une conséquence des suppressions de postes de professeurs, le ministre a répondu «non, ce n’est pas un problème nouveau, il est nettement antérieur à la question de la réduction des postes dans l’Education nationale». (Source AFP) lire dans libération.fr du mercredi 20 janvier 2010 JOURNEE DE GREVE ET D'ACTION : JEUDI 21 JANVIERPar administrateur :: 20/01/2010 à 8:40 :: Général
La FSU, la CGT, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et Solidaires appellent à la grève le 21 janvier pour défendre tous ensemble les services publics. Vous trouverez en pièce jointe un tract du SNuipp pour cette journée.
Texte de l’appel commun FSU /CGT / Solidaire pour le 21 janvier
Ensemble dans l’action en janvier !
Le Gouvernement continue à s’attaquer frontalement à la Fonction publique et aux services publics.
Le Président de la République revendique clairement cette politique qui a amené à supprimer plus de 100 000 emplois dans la fonction publique d’Etat depuis 2007.
Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l’individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents, les effets de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et de la Réorganisation administrative territoriale de l’Etat (RéATE) qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public rendu à la population.
- L’Education nationale, déjà mise à mal par une saignée sans précédent de ses effectifs, l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont frappés de plein fouet par des réformes plus régressives les unes que les autres.
- L’hôpital public, asphyxié par une pénurie gravissime d’emplois et une recherche de rentabilité à tous crins, est en danger.
- Le Gouvernement fait pression sur les collectivités territoriales pour qu’elles appliquent scrupuleusement le même dynamitage de la fonction publique. De plus, le projet de loi sur les collectivités territoriales constitue un recul démocratique important.
Face à la politique destructrice du Gouvernement, les personnels organisent la résistance. Depuis des mois, les mobilisations se succèdent (agents territoriaux, hôpitaux publics, la Poste 18 mois de lutte, l’éducation, la culture, l’ONF, la DGCCRF, les finances publiques, l’équipement…) que nous soutenons totalement.
Alors que, pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publics n’a jamais été aussi important, il est urgent notamment :
- de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;
- de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;
- d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;
- de revenir sur toutes les réformes régressives ;
- d’abroger la loi dite de « mobilité » ;
- de prendre des mesures pour combattre la précarité.
Sur ces revendications, nous appelons à débattre et à agir dès la semaine du 11 janvier pour permettre de faire converger les mobilisations et de construire un temps fort, de grèves et de manifestations, le 21 janvier 2010.
Nos organisations conçoivent cette période d’action comme s’inscrivant dans le processus nécessaire et inscrit dans la durée permettant la convergence des luttes les plus larges et les plus unitaires, avec l’ensemble de la population et des acteurs attachés aux services publics et à la Fonction publique, et l’aboutissement de nos revendications.
Gilles Lehmann est-il un homme dangereux ?Par administrateur :: 20/01/2010 à 8:22 :: Général
L'Inspection académique de Haute-Vienne a suspendu brutalement un enseignant, Gilles Lehmann, au prétexte qu'il ne respectait pas le protocole de l'évaluation de CM2.
C'est un fait sans précédent qui s'est produit dans la modeste école de Condat sur Vienne (Haute-Vienne) (12 classes), lundi 18 janvier. Lundi matin l'IEN de secteur et l'inspecteur d'académie adjoint sont arrivés dans l'école, ont demandé à Gilles Lehmann s'il allait appliquer le protocole des évaluations de CM2 et devant son refus l'ont immédiatement suspendu. Un remplaçant est venu faire classe à sa place. L'inspection académique lui reproche de ne pas respecter le protocole de l'évaluation de CM2, qui commençait officiellement lundi. Dans la lettre officielle qui lui a été remis on lui reproche de fausser ainsi les résultats de l'évaluation et de "désorganiser le service public". En effet, Gilles Lehmann a décidé d'étaler sur trois semaines cette évaluation (au lieu de 3 jours) et il effectue les exercices lors de l'aide personnalisée, un autre dispositif qu'il ne respecte donc pas. Il ne s'en cache pas : il a signé l'appel des "200 désobéisseurs". Une évaluation contestée. L'évaluation de CM2 avait été largement rejetée en 2009 par de nombreux enseignants qui contestaient son protocole et sa finalité, au point que le ministère avait fini par reconnaître qu'un pourcentage important de résultats n'étaient pas remontés, sans parler de tous ceux qui étaient faussés. En décembre les "désobéisseurs" avaient appelé à refuser l'évaluation. Début janvier les trois principaux syndicats avaient demandé au ministre de suspendre l'évaluation projetée. Le Snuipp a donné aux enseignants des consignes (ne pas faire passer d’exercices correspondant à des notions non étudiées depuis le début de l’année) qui ne respectent pas le protocole de l'évaluation. Comme elles sont suivies par bien d'autres enseignants que G Lehmann, la sanction qui lui tombe dessus semble bien injuste. Gilles Lehmann nous a fait part de sa surprise. "Cette décision me parait absurde et disproportionnée. Cela montre qu'il n'y a plus de discussion possible dans l'éducation nationale. On est plus des enseignants mais des fonctionnaires. Or c'est insupportable pour un enseignant d'autant qu'un fonctionnaire ce n'est pas forcément quelqu'un qui oublie de réfléchir". Le procédé est surprenant. On suspend généralement en urgence un pédophile ou quelqu'un qui met en danger les élèves, pas quelqu'un qui a un différent sur l'application d'une consigne officielle. Pour ses amis de l'appel des 200, c'est "Limoges sous Vichy". "Cet acte odieux est sans précédent depuis l'époque de Vichy", écrivent-ils. "L'Inspecteur d 'académie fait du zèle dans la répression des enseignants quitte à sortir de la légalité et à risquer une nouvelle condamnation de l'Etat par un tribunal administratif". La sanction n'a donc pas refroidi le zèle des 200. Elle a créé autour de Gilles Lehmann un mouvement de sympathie. Il a reçu des lettres de soutien de parents et sait pouvoir compter sur les sections syndicales de Haute-Vienne du Snuipp, du Sgen et de l'Unsa. Tous vont appeler à une manifestation devant l'I.A. vendredi 22 janvier à 17h pour accompagner G Lehmann devant l'inspecteur d'académie. lire la suite dans l'expresso du 20 janvier Formation : Faire place aux résultats des recherchesPar administrateur :: 05/01/2010 à 21:22 :: EVOLUTION EDUCATION NATIONALE
"Quelles sont les formes pédagogiques les plus appropriées à la formation d’adultes déjà longuement scolarisés et formés à l’université ?" Pour Roland Goigoux, professeur à l'université Blaise Pascal, il est "paradoxal de constater que les débats conduits à l’université sur l’avenir de la formation des enseignants ne font pas état des recherches universitaires réalisées sur ce sujet".
Dans cette tribune offerte au Café pédagogique, il fait le point sur ce qu'on sait de la façon dont les futurs enseignants envisagent leur formation et acquièrent des savoirs professionnels. " Les stagiaires demandent qu’on les aide à réussir leurs premiers pas dans le métier et, sur ce point, les recherches semblent indiquer qu’ils ont raison : la réussite initiale apparaît comme un facteur de motivation et de progrès, démultipliée lorsqu’elle est accompagnée d’une théorisation de l’action réussie. La pertinence d’une formation en alternance semble donc résider dans l’association progressive de trois composantes : l’action professionnelle (c’est pourquoi les stages sont indispensables très tôt dans le parcours de formation), la réussite de l’action (c’est pourquoi ces stages doivent être fortement encadrés par des tuteurs), la compréhension de l’action et des conditions de sa réussite (c’est pourquoi l’institut de formation doit donner aux stagiaires les moyens de redécrire leurs expériences hors de l’urgence de l’action quotidienne)". Mais comment équilibrer ces trois exigences ? D'où l'importance de l'alternance et de l'accompagnement sur le terrain. Or c'est justement cet aspect de la formation qui est remis en cause par la réforme. La tribune de Roland Goigoux Le dossier Formation des enseignants Les profs apprennent des profs A lire dans l'expresso du mardi 5 janvier 2010 suppression de postes : Séguin tacle SarkozyPar administrateur :: 19/12/2009 à 9:10 :: Général
La rentrée 2010 se fera avec encore moins de fonctionnaires. A l’issue d’une réunion du Comité Technique Paritaire du 16 décembre, Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, a donné au Café Pédagogique, des indications sur les moyens humains de la rentrée 2010. Dans le premier degré, la disparition de 9 182 emplois de stagiaires représentent 2 300 équivalents temps pleins (ETP) en moins alors qu'il y a 1 650 postes à répartir et 5 000 élèves supplémentaires. Dans le second degré ce sont 6 733 stagiaires qui disparaissent soit 3 366 ETP pour 17 000 élèves supplémentaires. "Remplacements plus difficiles, classes surchargées, baisse de l’offre d’éducation sont au menu" prédit le Se-Unsa. Cette information arrive dans un contexte particulier . Celui d’une déclaration de Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes. Celui ci ne mâche pas ses mots. Pour lui, la politique du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, impulsée par Nicolas Sarkozy, est "dictée par des considérations budgétaires de court terme". Elle résulte d'une "démarche purement quantitative". "Incapable d'analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence", l'Etat, ajoute Philippe Séguin, a mis en œuvre une méthode qui "récompense les mauvais élèves, ceux qui, du fond de la classe, résistent aux efforts de productivité". L'enjeu est important puisque sur une vie, précise la Cour des comptes, un fonctionnaire coûte à l'Etat 3,5 millions d'euros. En 2007, les dépenses de personnel, pensions comprises, ont représenté près de 300 milliards d'euros, absorbant la moitié des dépenses nettes du budget. Pour réaliser sa politique, le gouvernement s'est appuyé sur le choc démographique marqué par des départs en retraite massifs.La règle générale a été de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux. Mais, souligne la Cour des comptes, cette conjoncture est en train de changer. Depuis 2008, le choc démographique s’atténue. A partir de 2013, il n’existera plus. Il faudra alors trouver autre chose pour espérer assainir les comptes publics. Il faut même rappeler que depuis 2000 on assiste même à un “mini baby boom” et donc à une augmentation des effectifs en primaire…. lire la suite dans la revue de presse du jeudi 17 décembre dans Chronique Education Enseigner est un métier qui s'apprend : PETITION NATIONALE EN LIGNEPar administrateur :: 14/12/2009 à 21:45 :: EVOLUTION EDUCATION NATIONALE
La réforme de la formation des enseignant-e-s proposée le 13 novembre dernier par Luc Chatel et Valérie Pecresse est inacceptable :
- la formation pédagogique et didactique des futur-e-s enseignant-e-s est extrêmement réduite
- cette formation se déroulera APRES la prise de fonction, les lauréat-e-s pourront se retrouver devant des élèves sans avoir bénéficié de stages ni de formation
- des étudiant-e-s sans formation pédagogique inscrit-e-s au concours effectueront des stages seul-e-s dans les classes
- l'allongement de la durée d'étude va à l'encontre d'une démocratisation des métiers de l'enseignement d'autant qu'aucun dispositif ambitieux d'accompagnement financier existe
- cette contre-réforme ne permet aucune revalorisation financière contrairement à ce qu'affirment les ministres
Les personnels soussignés demandent le retrait de cette réforme, l'ouverture d'un réel débat sur la formation des enseignant-e-s et proposent:
- Le maintien du concours d'entrée au niveau de la licence;
- Une formation de 2 ans, rémunérée comme enseignant-e-s stagiaires, dans les IUFM, formation aboutissant à l'obtention d'un master.
- Le maintien de la Formation continue sur le temps de travail.
http://sdcgt0683.ouvaton.org/petitions/index.php?petition=16&signe=oui
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