Calendrier
administrateurCe blog a pour objectif d'informer les parents, les enseignants, les élus et les citoyens. Une revue presse est donc réalisée régulièrement concernant l'école primaire principalement. Ce blog est aussi le relai des informations communiquées par le Collectif Éducation Libourne 1. BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Vision de l'école de l'UMPPar administrateur :: 09/11/2011 à 13:01 :: Général
lu dans le café pédagogique du mercredi 9 novembre Ecole : L'UMP propose un programme de rupture
La droite veut reconstruire l'Ecole. Mort du collège unique, nouveau statut enseignant, chefs d'établissement aux pouvoirs renforcés, notation publique des établissements, les propositions de l'UMP pour l'éducation rompent nettement avec la tradition scolaire. L'UMP propose de nouveaux rythmes scolaires. L'UMP recommande d'expérimenter des collèges "par classes" en coupant le collège en deux niveaux (5-6ème et 3-4ème) institués dans des établissements différents. Ce système permettrait de mettre en place facilement un double examen d'entrée en 6ème et 4ème. L'UMP propose une gestion manageriale des établissements. Les écoles primaires deviendraient des établissements. Les résultats des évaluations nationales de chaque école et chaque collège seraient publiées. On aurait ainsi une mise en concurrence renforcée des établissements. Un nouveau statut des enseignants du secondaire L'UMP entérine la fin de la scolarisation à 3 ans. Voici les principaux points évoqués par le café pédagogique, vous pouvez en lire plus en cliquant sur le lien.École. Public et privé à l'unissonPar administrateur :: 28/09/2011 à 11:13 :: Général
Pour une première, c'est une réussite. Enseignants du public et du privé ont manifesté côte à côte, hier, dans toute la France pour fustiger la politique du gouvernement en matière d'enseignement et dénoncer les suppressions de postes. De nombreuses écoles fermées Alors, hier, les enseignants du privé ont massivement fait grève. Impossible toutefois de donner un taux de grévistes. «Le suivi de la grève a été important», a simplement indiqué Claude Berruer, adjoint au secrétaire général de l'enseignement catholique. Et de nombreuses écoles ont affiché portes closes, notamment en Loire-Atlantique et en Bretagne, bastions de l'enseignement catholique. «C'est du complètement nouveau, sans précédent», selon François Le Pennec, de la Fep-CFDT en Ille-et-Vilaine. Dans le public, le ministère de l'Éducation a fait état de 29% de grévistes dans le primaire contre 54% pour la FSU. Pour les collèges et lycées, le taux de grévistes était de 22,3% selon le ministère et de 46% pour la FSU. Du côté des défilés, le ministère a dénombré 110.000 manifestants alors que les syndicats annonçaient le chiffre de165.000. Il faut remonter à 1984 pour trouver une mobilisation d'une telle envergure du privé. Une grève «inédite» ou «significative» Et cette mobilisation «significative» pour le public et «inédite» pour le privé a satisfait les syndicats. Pas de quoi fanfaronner, pourtant, selon le ministre de l'Éducation. «Ce mouvement d'aujourd'hui n'a rien d'historique (...) (car) trois enseignants sur quatre travaillent», a contesté Luc Chatel. Nicolas Sarkozy est allé plus loin que son ministre. À sept mois de la présidentielle, dont l'école sera l'un des enjeux, le chef de l'État a critiqué cette grève en relevant que, contrairement à d'autres professions, les «fonctionnaires (...) ont un statut qui les protège». source : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/ecole-public-et-prive-a-l-unisson-28-09-2011-1445253.php Des enseignants posent nus dans un calendrier : ils dénoncent le "dépouillement" de l'écolePar administrateur :: 22/09/2011 à 23:18 :: Général
Voilà un calendrier qui devrait faire fureur : celui d'enseignants en petites tenues. Sauf qu'ils ne cherchent pas à "glamouriser" leur métier, mais à montrer ce qu'il reste de l'école. Le ministre Luc Chatel s'est dit "choqué"
Un collectif d'enseignants a choisi de poser nuLe parallèle avec le célèbre calendrier des Dieux du Stade est inévitable. Mais la comparaison s’arrête là : à cet effeuillage volontaire. En effet, si ce collectif d’enseignants a choisi, lui aussi, de poser nu dans un calendrier ce n’est en aucun cas pour « glamouriser » leur métier. Et encore moins pour l’érotiser comme on su le faire les rugbymen du Stade Français. Et pour cause, le propos est ailleurs. Leur calendrier n’a qu’un but : illustrer une réalité guère affriolante, le dépouillement de l’école. Et quoi de plus parlant que de poser en tenue d’Adam et Eve pour montrer ce qu’il reste de l’école. « Nous proclamons aujourd’hui que l’école est nue », écrit dans son manifeste le Collectif contre le dépouillement de l’école. « L’école, ajoute-t-il, est dépouillée quand le gouvernement tarit les concours de recrutement de professeurs, quand il n’assure plus la relève des enseignants retraités, ni les remplacements de professeurs malades ou en congé, et qu’il fait appel à des « viviers de vacataires » non formés et corvéables à merci. » Une situation qu’ils illustrent donc de janvier à décembre à travers un calendrier qui met en scène chacune de leur matière : histoire, français, sport, arts plastiques… Toutefois, si ces enseignants posent tous dans le plus simple appareil, ces photos ne tombent jamais dans la vulgarité. Ce qui n’a pas empêché Luc Chatel, le ministre de l’éducation, de ne pas apprécier cette initiative. « ça me choque parce que le rôle d'un professeur (...) c'est de valoriser son institution » et « j'ai une trop haute estime du professeur, de l'image du professeur, de ce qu'il représente dans notre pays et dans la République, pour accepter un tel dénigrement», a-t-il précisé au micro de France 3.
En revanche, il a précisé qu’il n’y aura pas de sanctions contre ces enseignants. Le manifeste de ce collectif a déjà été signé par plus de 15 000 personnes. Source : Sud Ouest jeudi 23 septembre 2011 Par Jefferson Desport Education: Les directeurs d'école dénoncent la fin de l'aide administrativePar administrateur :: 28/08/2011 à 10:13 :: Général
SCOLARITE – Des centaines de contrats emplois vie scolaire ne vont pas être renouvelés pour cette rentrée...Les directeurs des écoles élémentaires sont inquiets: quelques jours avant la rentrée scolaire, ils viennent d’apprendre que des centaines de contrats emplois vie scolaire (EVS) ne vont pas être renouvelés, raconte Europe 1. Près de 6.000 écoles vont donc perdre l’aide administrative à laquelle les directeurs avaient droit. Car directeur n’est pas un poste à temps plein: dans les écoles, chaque directeur cumule sa classe et les tâches administratives qui lui sont imparties. Les EVS permettent de les assister et d’éviter qu’ils soient débordés et finalement moins présents auprès des élèves. «Si [l’EVS] n’est plus là, on a le téléphone qui sonne dans la classe 10 ou 20 fois par jour, et alors que vous êtes en train de donner une leçon de maths ou français, vous devez décrocher. Pendant ce temps-là, les élèves, on ne s’en occupe pas», s’inquiète Sylvain Picard, enseignant et directeur dans une école du Lot-et-Garonne. Appel au blocage Face à cette situation préoccupante, le syndicat SE-Unsa a lancé un appel au blocage des tâches administratives. Une initiative soutenue par le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU. Les deux organisations attendent du ministre Luc Chatel qu’il trouve une solution rapidement. Auquel cas, ils lanceront une vraie grève administrative. Education: Les directeurs d'école dénoncent la fin de l'aide administrativePar administrateur :: 28/08/2011 à 10:13 :: Général
SCOLARITE – Des centaines de contrats emplois vie scolaire ne vont pas être renouvelés pour cette rentrée...Les directeurs des écoles élémentaires sont inquiets: quelques jours avant la rentrée scolaire, ils viennent d’apprendre que des centaines de contrats emplois vie scolaire (EVS) ne vont pas être renouvelés, raconte Europe 1. Près de 6.000 écoles vont donc perdre l’aide administrative à laquelle les directeurs avaient droit. Car directeur n’est pas un poste à temps plein: dans les écoles, chaque directeur cumule sa classe et les tâches administratives qui lui sont imparties. Les EVS permettent de les assister et d’éviter qu’ils soient débordés et finalement moins présents auprès des élèves. «Si [l’EVS] n’est plus là, on a le téléphone qui sonne dans la classe 10 ou 20 fois par jour, et alors que vous êtes en train de donner une leçon de maths ou français, vous devez décrocher. Pendant ce temps-là, les élèves, on ne s’en occupe pas», s’inquiète Sylvain Picard, enseignant et directeur dans une école du Lot-et-Garonne. Appel au blocage Face à cette situation préoccupante, le syndicat SE-Unsa a lancé un appel au blocage des tâches administratives. Une initiative soutenue par le principal syndicat des écoles, le SNUipp-FSU. Les deux organisations attendent du ministre Luc Chatel qu’il trouve une solution rapidement. Auquel cas, ils lanceront une vraie grève administrative. Suppressions de postes : Ce que prépare le ministèrePar administrateur :: 13/07/2011 à 11:30 :: Général
Comment
maintenir l'offre éducative en supprimant autant d'emplois
d'enseignants en 2012 ? Grâce soit rendu à l'enseignement catholique !
Touché de façon vitale par les suppressions de postes programmées à la
rentrée 2012, il nous éclaire sur les solutions envisagées par le
ministère. Elles auront des conséquences sur les conditions de travail
et le statut des enseignants.
A l'origine de ces informations une note ministérielle et une opportunité. L'enseignement catholique est mis à mal par les suppressions de postes à la rentrée 2012. "Nous sommes aujourd'hui dans l'incapacité absolue de réaliser la rentrée 2012", annonce Eric de Labarre, secrétaire national de l'enseignement catholique. "Nos possibilités de redéploiement ont atteint leurs limites. Nous ne contestons pas le niveau de suppression de postes eu égard au déficit de la France, mais les fermetures systématiques de classes, de filières, voire d'établissements entiers". D'où un échange avec le ministère. Enseignement catholique Actualités rend compte d'une note ministérielle remise aux recteurs et aux directeurs diocésains. Aurélie Sobocinski en reproduit l'essentiel dans un article du dernier numéro d'Enseignement catholique Actualités (ECA).
Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. Les solutions envisagées par la rue de Grenelle ne concerneront pas que l'enseignement catholique. Selon ECA, la réflexion se porte dans 4 directions.
Les TIC au service de la gestion. L'enseignement catholique va développer l'enseignement à distance. "Le développement de ce dispositif permet de résoudre la problématique de l'enseignement des disciplines à très faibles effectifs" explique un responsable local. il devrait permettre de maintenir une offre éducative concurrentielle mais son impact sur les économies d'emplois ne semble pas très important.
Flexibiliser la gestion des heures supplémentaires. "Les chefs d'établissement pourraient disposer dès le début de l'année d'une enveloppe globalisant la quasi-totalité de la DGH ainsi que d'une gestion plus flexible des heures supplémentaires". On attend de ces heures qu'elles soient capables d'amortir les suppressions de postes.
Jouer sur les rythmes scolaires. "Supprimer une heure de cours en collège et lycée dans l'ensemble des établissements publics et privés revient à économiser entre 17 000 et 19 000 emplois", estime un responsable de l'enseignement catholique. La réduction du temps d'enseignement pourrait se faire au gré du chef d'établissement qui pourrait aménager son horaire global particulier. Sans même affronter les disciplines, le passage de 36 à 38 semaines de cours dans le secondaire pourrait justifier un nouveau calibrage des horaires d'enseignement permettant de dégager une heure hebdomadaire. On doit pouvoir faire moins de français ou de maths chaque semaine, par exemple, si on augmente le nombre de semaines.
Annualiser. C'est le "dernier levier envisagé". "Il faudra poser d'autres manières de compter le temps de travail des professeurs qui ne soient pas hebdomadaires mais bien annuelles". L'annualisation permettrait immédiatement des gains de postes très importants dans l'enseignement technologique et professionnel où les élèves sont en stage une partie de l'année. Dans l'enseignement général, les gains seront moindres mais bien réels en supprimant de nombreux accidents de l'année scolaire.
"Il reste au ministère à transformer l'essai". Voilà qui nous éclaire sur le débat sur les rythmes scolaires et sur les débats présidentiels à venir. source : Expresso du mercredi 13 juillet 2011 Démographie scolaire : Les hausses d'effectifs, un problème pour le gouvernementPar administrateur :: 11/07/2011 à 10:37 :: Général
Le
gouvernement fait face à des ciseaux. La première lame c'est la
croissance du nombre d'élèves. A la rentrée 2010, le système scolaire
français a accueilli près de 40 000 élèves en plus et c'est appelé à
durer. La seconde c'est l'évolution du nombre d'enseignants. Une
situation qui va devenir de plus en plus intenable et coupante...
C'est maintenant que le ministère relâche deux enquêtes de la DEPP, son service des études, sur la démographie scolaire de 2009 à 2010. Elles établissent une forte hausse du nombre d'élèves à la rentrée 2010 et annoncent un tendance longue qui va perdurer a la rentrée prochaine.
Dans le primaire, on compte 17 200 enfants en plus. Malgré la très forte réduction de la scolarisation à 2 ans (11 600 enfants en moins scolarisés), le nombre d'enfants scolarisés dans le préélémentaire a augmenté 6 300 élèves. C'est une inversion de tendance Les écoles élémentaires ont accueilli 10 300 élèves en plus. La hausse se concentre principalement sur l'Ile-de-France qui accueille la moitié de la hausse française.
Dans le secondaire, le nombre d'élèves a augmenté de 21 500 jeunes, principalement en lycée professionnel et en collège. La population scolarisée en lycée général et technologique a légèrement diminué en 2010. Mais les classes de seconde bénéficient de l'augmentation des naissances à partir de 1995. Cette hausse va toucher les premières en 2011. En lycée professionnel on enregistre 11 200 élèves en plus du fait de la généralisation des bacs professionnels. En collège la croissance démographique est plus forte que "l'effet scolarisation", c'est à dire la part (décroissante) des redoublements.
Des soucis pour l'avenir. De 1994 à 1995 (âge d'arrivée en seconde en 2010à on est passé de 711 000 à 1730 000 naissances. Cette tendance continue en 2000 avec 770 000 naissances (ils quittent le CM2) et 801 000 en 2008 (ils vont entrer en maternelle). Alors qu'il a déjà réduit à presque zéro (13%) le taux de scolarisation à moins de 3 ans, il reste peu de possibilités au gouvernement d'éviter la hausse des effectifs dans le pré-élementaire, à moins de remettre en cause maintenant la scolarisation après 3 ans. Le mouvement de hausse va continuer également à toucher le collège et le lycée. Elle est plus rapide que la baisse du taux de redoublement.
Or cette hausse des effectifs élèves se heurte à la baisse programmée du nombre d'enseignants. Cela alors que les marges de manoeuvre traditionnelles (la scolarisation avant 3 ans par exemple) disparaissent. Dans le primaire c'est donc dans l'élémentaire qu'il va falloir prélever les postes. Et la répartition des types d'écoles donne à penser que ce pourrait être par le regroupement des écoles, c'est à dire aux dépens des écoles en classe unique, celles des zones rurales. Dans le secondaire on est tenté de faire le rapprochement avec l'extension de l'année à 38 semaines qui permettrait de diminuer les horaires hebdomadaires d'enseignement. Mais partout ce qui s'annonce c'est quand même plus d'élèves par enseignant alors même qu'on sait que c'est déjà la faiblesse de l'encadrement qui signe le système éducatif français. source : expresso du lundi 11 juillet 2011 Les syndicats protestent contre la suppression des secrétaires administratifs dans les écolesPar administrateur :: 16/06/2011 à 19:15 :: Général
Les écoles peuvent-elles se passer d'adjoint administratif ? C'est la perspective qui se dessine pour l'année prochaine...."La
nécessité de cette aide administrative a été reconnue par le ministère
en 2006... Il avait alors créé des emplois vie scolaire (EVS) qui ont
largement montré combien ils sont utiles". Le Se-Unsa appelle les
enseignants à signer une pétition contre le non-renouvellement des
contrats des EVS.
"A l’évidence, ni les 20 millions d’euros transférés au budget 2011, ni les 16 millions débloqués par Nicolas Sarkozy concernant les contrats aidés ne permettront le retour dans toutes les écoles de l’assistance administrative perdue", annonce le Snuipp. "Cette situation nuit au bon fonctionnement de l’école. Elle illustre que l’aide administrative ne peut se satisfaire de contrats précaires tels que le protocole de 2006 sur la direction d’école l’a institué. Le SNUipp-FSU exige que toutes les directrices et tous les directeurs d’école puissent bénéficier d’une aide administrative pérenne et statutaire". source : l'expresso du 16 juin 2011 Chatel veut éviter les fermetures de classes primaires en 2012Par administrateur :: 29/05/2011 à 16:53 :: Général
Tout en restant ferme sur le non remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite, Luc Chatel a demandé pour le budget 2012 «un traitement spécifique pour le primaire.»Luc Chatel veut éteindre l'incendie devant la colère et la mobilisation de nombreux parents d'élèves, des syndicats mais aussi d'élus locaux face aux 1.500 fermetures de classes dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires) annoncées pour la rentrée 2011. Après -signal très fort -la lettre de la puissante Association des maires de France (AMF), présidée par l'UMP Jacques Pélissard, demandant lundi dernier à Luc Chatel d'arrêter pour 2012 la suppression des postes du primaire et critiquant très fortement la méthode d'élaboration de la carte scolaire 2011, le ministre de l'Education a marqué une petite inflexion. Vendredi, il a évoqué, pour ce niveau, «un traitement différencié.» Hier, dans un entretien au Journal du Dimanche, Luc Chatel, tout en martelant que la règle demeure celle du non remplacement d'un enseignant sur deux partant en retraite, a déclaré que son objectif est «qu'à la rentrée 2012, il y ait autant de classes qu'à la rentrée 2011.» Soit, éviter cette fois-ci que le solde des fermetures et des ouvertures n'aboutissent à des suppressions de classes dans le premier degré. Mais ceci devra se faire avec autant -ou presque -de suppressions de postes qu'en 2011, soit 16.000 (dont près de 9.000 postes de professeurs des écoles parmi lesquels 5.600 «surnombres»). «Il est probable qu'en 2012, la règle du non-remplacement d'un enseignant sur deux aboutisse à moins de 16.000 suppressions de postes», a-t-il ajouté, prévoyant, comme dans le reste de la fonction publique, qu'un certain nombre d'entre eux diffèrent leur départ en retraite. Tout en reconnaissant que la situation sera compliquée : «Mais nous n'avons plus beaucoup d'enseignants en surnombre dans le premier degré. J'ai donc proposé (...) un traitement spécifique pour le primaire.» «Cette annonce, c'est un petit pas dans le sens où c'est un aveu de la part du gouvernement que le primaire est sous-investi et qu'il n'est pas possible de continuer à raboter comme ça, se félicite Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire. Mais c'est aussi une manoeuvre politique pour mettre sous le boisseau les mobilisations juste avant la présidentielle. La ligne budgétaire reste la même, nous devrons rendre des postes. Les Rased et conseillers pédagogiques, qui aident les élèves en difficulté, les remplaçants seront en première ligne.» Les syndicats craignent aussi que le collège en pâtisse plus fortement, d'autant qu'avec la réforme du lycée, ce dernier était censé être relativement préservé. La FSU propose à ses partenaires un mouvement de grève contre les suppressions de postes en septembre. Pas sûr, donc, que ces annonces calment le jeu. D'autant qu'elles coïncident avec le lancement d'une campagne de communication sur le recrutement du ministère de l'Education qui risque de faire débat à l'heure des suppressions de postes. Le ministère, a rappelé Luc Chatel, embauche, après concours, 17.000 personnes cette année. Cette campagne vise «à attirer les meilleurs talents», quand ces concours, dont le nombre de places a pourtant été drastiquement diminué, ont connu un effondrement du nombre de candidats. De quoi faire encore rebondir la polémique sur la journée de recrutement de vacataires cette fois-ci, organisée la semaine dernière à Pôle emploi par le rectorat de Paris pour trouver des remplaçants. Le PS a dénoncé dans cette «opération inédite» une «foire», et réitéré sa demande «d'un moratoire sur les suppressions de postes» et du «remplacement des professeurs absents par des enseignants formés.» ISABELLE FICEKsource : les Échos du 29 mai 2011Les maires demandent l'arrêt des suppressions de postes à l'école primairePar administrateur :: 23/05/2011 à 23:56 :: Général
LEMONDE.FR | 23.05.11 | 19h55 • Mis à jour le 23.05.11 | 20h50
L'Association des maires de France (AMF) a annoncé aujourd'hui son intention de demander au gouvernement l'arrêt des suppressions de postes à l'école primaire. Les maires souhaitent faire part "de leur vif mécontentement" concernant la réduction de 8 967 postes d'instituteurs et la suppression de 1500 classes prévues pour la rentrée 2011. Jacques Pélissard, député-maire UMP de Lons-le-Saunier et président de l'AMF, estime que s'il est trop tard pour 2011, il faut éviter de nouvelles suppressions en 2012. Vous interpellez Luc Chatel, le ministre de l'éducation nationale, sur la question de la carte scolaire dans le primaire et notamment les suppressions de postes. Pourquoi réagissez-vous maintenant alors que les suppressions de postes ont commencé dès 2008 ? Parce que l'Etat se devait à mon sens d'appliquer une révision générale des politiques publiques (RGPP) : la dette publique impose à l'Etat d'avoir une action forte pour réguler et maîtriser ses dépenses. Donc, au départ, cela me paraissait une bonne chose qu'il y ait eu une volonté d'avoir une maîtrise publique dans le domaine de l'éducation et une volonté d'avoir des enseignants devant les enfants et non pas ailleurs. Par contre, je crois qu'aujourd'hui nous avons atteint un degré où il ne me paraît pas souhaitable de poursuivre les suppressions de postes dans le primaire. Le 18 mai, sur France Inter, Luc Chatel se justifiait en expliquant qu'à la rentrée 2011, il y aurait 500 000 élèves de moins qu'au début des années 1990, pour 35 000 professeurs de plus. Que répondez-vous à cet argument ? C'est ce qui est organisé pour la rentrée 2011 : les suppressions de 2011 sont décidées, le budget 2011 est voté et il s'applique actuellement. Mais c'est pour la suite qu'il me paraît nécessaire de ne pas poursuivre ces suppressions de postes dans le primaire. A un certain moment, cette politique était nécessaire. Aujourd'hui, nous sommes à un niveau où il ne convient pas de poursuivre. Il faut à mon sens investir dans l'éducation de nos enfants en maternelle et en primaire. Concrètement, quelles sont les conséquences de ces suppressions de postes sur vos communes ? Les suppressions de classe, cela peut encore se gérer. Une suppression d'école, c'est beaucoup plus difficile. C'est un risque de trajet supplémentaire pour les enfants. C'est un risque de dévitalisation de certains bourgs ruraux, parce qu'une école fait vivre un bourg, une activité commerciale. C'est un pôle d'attractivité pour une petite commune. Enfin, dans les zones urbaines sensibles et dans les zones de revitalisation rurale, nous sommes face à une situation démographique qui n'est pas facile et cette diminution de l'offre de service public est pénalisante. Pensez-vous que vous allez être entendu par le gouvernement ? Je ne sais pas. Mais j'ai été auditionné il y a quelques semaines par la commission du Sénat qui fait un audit sur la RGPP. J'avais tenu le même discours. Il est important que l'on ait cette rigueur budgétaire, il est important que la RGPP s'applique, mais par contre il y a un secteur où il faut aujourd'hui interrompre ces suppressions de postes, c'est le secteur de l'éducation. J'ai porté le message, c'est ensuite au gouvernement de donner sa réponse. Si le gouvernement vous répond par la négative, est-ce que vous envisagez d'aller plus loin dans votre démarche ? Pour le moment, nous en sommes au stade de la position émise par le bureau de l'AMF. C'est une association qui représente tous les maires de France, les maires de droite comme de gauche, les urbains comme les ruraux. En principe, la position de l'AMF a un certain poids donc il faut attendre la réponse du gouvernement. Je ne vais pas donner de délai mais il me paraîtrait normal qu'il y ait une réponse avant la fin du mois de juin. Propos recueillis par Thomas Baïetto |
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