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Ce blog a pour objectif d'informer les parents, les enseignants, les élus et les citoyens. Une revue presse est donc réalisée régulièrement concernant l'école primaire principalement.

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Rythmes scolaires : Luc Chatel explore le Danemark

Par administrateur :: 27/08/2010 à 8:38 :: Général
C'est dans le cadre de sa "Conférence nationale sur les rythmes scolaires", lancée le 7 juin, que Luc Chatel se rend en visite au Danemark jeudi 26 août. Le ministre de l'éducation s'apprête à trouver dans ce pays de 5 500 000 habitants un système scolaire en pleine activité depuis déjà plusieurs semaines.
La rentrée, fixée cette année en France au 2 septembre, a lieu traditionnellement début août pour les élèves et les professeurs danois. Ces derniers ont repris les cours le 11 août.

Le Danemark figure en Europe, avec l'Allemagne, le Lichtenstein et les Pays-Bas, parmi la minorité de pays où les vacances d'été sont particulièrement courtes : environ six semaines, contre neuf en France, qui occupe de ce point de vue une position médiane.

Pour sa visite, M. Chatel est accompagné des deux coprésidents du comité de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires, Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Odile Quintin, ancienne directrice général de l'éducation et de la culture à la Commission européenne. Les représentants des fédérations de parents d'élèves sont également du voyage.

"MIEUX ÉQUILIBRER L'ANNÉE"

Un des buts est de voir "com ment on peut mieux équi li brer l'année scolaire", a précisé le ministre le 18 août sur Europe 1. De ce point de vue, le Danemark fait figure de modèle. "En France, indiquait récemment M. Chatel, nous avons 178 jours de cours par an dans le secon­daire, 144 dans le pri maire, au Danemark on est autour de 200 jours."

Eric Charbonnier, expert de l'OCDE sur l'éducation, rappelle pour sa part qu'il y a 42 semaines de classe au Danemark, contre officiellement 36 en France (mais plutôt 35 en réalité).

Le résultat, outre cet étalement sur l'année, est que les journées scolaires y sont nettement plus courtes. D'autant que les semaines de classe, même au niveau de l'enseignement primaire durent cinq jours, contre quatre jours généralement pour les écoliers français depuis la suppression des cours du samedi matin à la rentrée 2008.

Outre sa durée plus réduite, la journée scolaire danoise est organisée différemment, les cours s'arrêtant à midi ou 12h30 au niveau primaire et à 14 h ou 15 h pour l'équivalent de notre collège.

D'autres contrastes existent avec le système éducatif français. Ainsi, le Danemark ignore notre coupure nette entre le primaire et le collège : toute la scolarité obligatoire, de 6 ans à 16 ans, y est accomplie dans la continuité au sein d'une seule "école fondamentale" dénommé Folkeskole. Comme toujours lorsqu'on se livre à la comparaison des systèmes éducatifs, certains aspects du système danois semblent plus ou moins exotiques d'un point de vue français.

Ainsi, une très grande autonomie est laissée aux établissements scolaires, l'Etat se contentant de fixer des objectifs généraux. Ce sont les écoles qui décident de la répartition des horaires par matière, même si des minima sont fixés au niveau national.

Les vacances des professeurs ont une durée inférieure à celle des élèves. Ces derniers, conformément à une conception très douce de l'autorité, appellent leurs enseignants par leurs prénoms. Le système éducatif danois, marqué par la tradition de l'Etat-providence, est selon l'OCDE "l'un des plus coûteux du monde" : la part du PIB consacrée à l'éducation (dépenses faites au titre des établissements d'enseignement, tous niveaux confondus, incluant le supérieur) était en 2005 de presque 7,5 %, au troisième rang de l'OCDE après Israël et l'Islande, et avant la Corée, contre 6 % en France.

MARGES D'EXPÉRIMENTATION

Ses performances mesurées par les enquêtes internationales ne semblent pas à la hauteur de cet investissement. A l'instar de l'Allemagne, le Danemark a été désagréablement surpris, en 2000, par la première enquête PISA (sur les acquis des élèves de 15 ans), qui le plaçait en milieu de classement, au 16e rang parmi 31 pays participants.

Son score en "compréhension de l'écrit" était de 497 points, la moyenne de l'OCDE étant à 499. Depuis, qu'il s'agisse de la compréhension de l'écrit, des mathématiques ou de la culture scientifique, le pays n'a pas enregistré d'évolution statistiquement significative lors des enquêtes PISA de 2003 et 2006. La dernière enquête PIRLS, qui mesure les capacités en lecture des élèves âgés de 9 à 10 ans, plaçait en 2006 le pays au 15e rang avec un score de 546 (contre une moyenne de 500, la France étant à 522).

Si cette visite est une occasion de "regarder ce qui se fait ailleurs", son but, a averti M. Chatel, "n'est pas d'avoir un modèle, un exemple type qu'il faudra reproduire". La Conférence nationale sur les rythmes scolaires doit rendre un rapport d'étape en janvier 2011, puis un rapport d'orientation mi-mai, date à laquelle il est prévu que soient présentées les pistes retenues.

Le ministre a toutefois souligné lui-même, à plusieurs reprises, que le calendrier scolaire, en France, était fixé avec trois ans d'avance. Néanmoins, M. Chatel dispose de certaines marges d'expérimentation : ainsi, à partir de cette rentrée, certaines classes de 124 collèges et lycées vont expérimenter un nouveau rythme avec cours le matin et sport l'après-midi.

Luc Cédelle

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/26/rythmes-scolaires-luc-chatel-explore-le-danemark_1402804_3224.html

Les économies sur le terrain

Par administrateur :: 24/06/2010 à 8:48 :: Général
L'application des instructions de Luc Chatel sur les économies pouvant générer des suppressions de postes a débuté sur le terrain. "L’économie à réaliser devra donc se traduire par une diminution du taux de scolarisation des enfants de deux ans, dont le niveau pourra être différent selon les académies et qui devra tenir compte du niveau actuel de cette scolarisation", précisait une des pistes ministérielles. Dans un département du sud-est les IEN ont reçu une instruction de l'inspecteur d'académie directeur des services départementaux en date du 14 juin précisant que "hors zep, seuls les élèves ayant atteints l'âge de trois ans au jour de la rentrée sont comptabilisés dans les effectifs… Les élèves qui atteindront l'âge de 3 ans durant l'année civile en cours seront placés en liste d'attente". Le refus de scolariser à deux ans devient en fait le refus de scolariser en dessous de trois ans révolus. Tout cela au nom de l'équité : "veillez à éviter toute pratique qui aboutirait à une gestion inéquitable des moyens"…

source : Café Pédagogique du jeudi 24 juin 2010

Et dans un an....Où en serons nous ?

Par administrateur :: 18/06/2010 à 1:06 :: Général
Grand Corps Malade CLIP

EDUCATION NATIONALE

par Grand Corps Malade


J’m'appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay
Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né
Mon école elle est mignone même si les murs sont pas tous neufs
Dans chaque salle y a plein de bruit moi dans ma classe on est 29
-
Y a pas beaucoup d’élèves modèles et puis on est un peu dissipés
J’crois qu’nous sommes ce qu’on appelle des élèves en difficulté
Moi en maths j’suis pas terrible mais c’est pas pire qu’en dictée
C’que je préfère c’est 16h j’retrouve les grands dans mon quartier
-
Pourtant ma maitresse j’l'aime bien elle peut être dure mais elle est patiente
Et si jamais je comprends rien elle me réexplique elle est pas chiante
Elle a toujours plein d’idées et plein de projets pour les sorties
Mais on a que 2 cars par an qui sont prêtés par la mairie
-
Je crois que mon école elle est pauvre, on n’a pas de salle informatique
On n’a que la cour et le préau pour faire de la gymastique
A la télé j’ai vu que des classes faisaient du golf en EPS
Nous on a que des tapis et des cerceaux et la détresse de nos maitresses
-
Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS
Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses
Au milieu des tours y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire
Ne laissons pas nos rois devenir fou dans des défaites spectaculaires
-
L’enseignement en France va mal et personne peut nier la vérité
Les zones d’éducation prioritaires ne sont pas des priorités
Les classes sont surchargées pas comme la paye des profs minés
Et on supprime des effectifs dans des écoles déjà en apnées
-
Au contraire faut rajouter des profs et des autres métiers qui prennent la relève
Dans des quartiers les plus en galère, créer des classes de 15 élèves
Ajouter des postes d’assistants ou d’auxiliaires qui aident aux devoirs
Qui connaissent les parents et accompagnent les enfants les plus en retard
-
L’enseignement en France va mal, l’état ne met pas assez d’argent
Quelques réformes à deux balles pour ne pas voir le plus urgent
Un établissement scolaire sans vrais moyens est impuissant
Comment peut on faire des économies sur l’avenir de nos enfants
-
L’enseignement en France va mal car il rend pas les gens égaux
Les plus fragiles tirent l’alarme mais on étouffe leur écho
L’école publique va mal car elle a la tête sous l’eau
Y a pas d’éducation nationale, y a que des moyens de survies locaux
-
Alors continuons de dire aux p’tit frères que l’école est la solution
Et donnons leur les bons outils pour leur avenir car attention
La réussite scolaire dans certaines zones pourrait rester un mystère
Et l’égalité des chances un concept de ministère
-
Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS
Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses
Au milieu des tours il y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire
Ne laissons pas nos rois devenir fous dans des défaites spectaculaires.
-
J’m'appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay
Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né
C’est pas d’ma faute à moi si j’ai moins de chance d’avoir le bac
C’est simplement parce que j’vis là, que mon avenir est un cul de sac.


Collectif Education Libourne 1 : Réunion d'information sur les nouvelles mesures éducation nationale

Par administrateur :: 08/06/2010 à 23:49 :: Général

Suppression de postes : Les projets du ministère

Par administrateur :: 31/05/2010 à 19:11 :: Général
Le Café pédagogique publie les documents remis aux inspecteurs d'académie pour supprimer des postes dans les trois prochaines années. Suppression des Rased, réduction de la scolarisation à deux ans, regroupements scolaires, augmentation du nombre d'élèves par classe au primaire; augmentation de la taille des classes au collège, fermeture des petits établissements, "rationalisation" de l'offre éducative en lycée et de l'offre de formation en L.P., réduction des IDD, voilà pour le secondaire. Découvrez le détail de la stratégie ministérielle.
 
"Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés". Aucun enseignant ne sera épargné par les mesures Chatel qui frapperont d'une façon ou d'une autre les écoles et les établissements. Mais certains corps, certains enseignements même seront particulièrement affectés par la stratégie de grignotage imaginée par le ministère.
 
Le 17 mai, puis le 28 mai, le Café pédagogique vous a donné les premières informations sur la méthode mise en place par le ministère pour dégager les 16 000 suppressions de postes décidées pour 2011. Le 17 mai nous vous avons averti : " Selon des indiscrétions remontées jusqu'au Café, les inspecteurs d'académie ont été chargés par les recteurs, à la demande du ministre, de dégager les gisements d'emploi possibles. Les recteurs seraient en ce moment même en train de faire remonter à Paris les diagnostics des inspecteurs d'académie." Le 28 mai un document ministériel parvenu jusqu'à nous énumérait "pas moins d'une trentaine de "leviers" identifiés mais dont l'impact sera différent selon les académies.  La plupart affectent directement les classes. C'est le cas par exemple de l'augmentation de la taille des classes, de la baisse de la scolarisation à 2 ans, de l'enseignement spécialisé – RASED, par exemple ou encore de " la rationalisation de l’offre de formation".
 
Aujourd'hui nous publions les documents ministériels remis aux inspecteurs d'académie comprenant les fiches de suppressions de postes qu'ils doivent faire remonter. Ces documents étaient accompagnés d'annexes (fichiers excel et pdf) présentant les écarts départementaux ou académiques pour différents taux afin de permettre aux inspecteurs d'argumenter sur les suppressions de postes.
 
Au primaire
 
La mesure la plus grave concerne les Rased , particulièrement les maîtres E et G et les psychologues scolaires. Pour le ministère, " La durée de l’enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à vingt-quatre heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s’ajoutent deux heures d’aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Cet effort représente l’équivalent de 16 000 postes d’enseignants entièrement dédiés à aider les élèves qui en ont le plus besoin. Dans ce nouveau contexte, la contribution des enseignants spécialisés des RASED, qui s’ajoute à cet effort, doit évoluer". Le document propose "plusieurs scénarios" : " suppression des seuls maîtres G (non-remplacement des départs en retraite et affectation en classe) et poursuite de la politique de sédentarisation des maîtres E dans les écoles où la difficulté scolaire se manifeste le plus (sans économie) ; suppression des maîtres G et des maîtres E ; pour ces derniers, il convient d’estimer quel est le besoin de maîtres E maintenus en « surnuméraires » dans les écoles, voire dans des structures ad hoc (milieu rural par exemple) ; un troisième scénario intègre, en plus du scénario précédent, la mise en extinction des psychologues scolaires". Le ministère reconnaît que la mesure est difficile : " Les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de cette mesure montrent qu’elle nécessite une affirmation et un accompagnement politiques importants. Il vous est demandé ici un exercice d’évaluation du besoin minimal en maîtres E et des conséquences en termes de libération d’emplois de l’absence de recrutement nouveau de psychologues scolaires et de maîtres G."
 
Une autre marge de manœuvre découle simplement de l'augmentation du nombre d'élèves par classe. Estimant que "hors cas ou situations spécifiques, les études et expériences les plus récentes indiquent que la diminution des effectifs dans les classes n’a pas d’effet avéré sur les résultats des élèves et que les très petites écoles ne s’avèrent plus toujours performantes", le ministère demande aux inspecteurs  d'encourager les regroupements d'écoles et de jouer sur les taux d'ouverture et fermeture. "Outre les leviers d’action liés aux modalités d’affectation des élèves et à l’augmentation des seuils de création de classes, les fusions d’écoles ainsi que la mise en place des regroupements pédagogiques intercommunaux sont de nature à permettre une répartition plus homogène et plus cohérente des effectifs tout en réduisant le nombre de classes nécessaires", note le ministère. Il y voit un obstacle : "Il est vrai que le resserrement du réseau scolaire ne peut se réaliser qu’avec la participation des autorités locales mais il convient de souligner aussi que l’émulation des élèves et donc leur réussite scolaire, sera favorisée dans des écoles qui offrent un environnement éducatif plus étendu". Les statistiques montrent de grands écarts entre départements ce qui doit encourager les inspecteurs à niveler vers le haut le nombre d'élèves par classe.
 
On ne sera pas surpris de trouver la suppression de la scolarisation à deux ans dans les cartons du ministère. Depuis 2000 le taux de scolarisation a fondu de moitié. On va vers la liquidation. " Les études disponibles ne démontrent pas que la scolarisation à deux ans constitue un avantage évident dans toutes les situations par rapport à d’autres modes de garde alternatifs", tranche le ministère. "L’économie à réaliser devra donc se traduire par une diminution du taux de scolarisation des enfants de deux ans, dont le niveau pourra être différent selon les académies et qui devra tenir compte du niveau actuel de cette scolarisation".
 
La réduction du besoin de remplacements est  envisagée en organisant les formations hors temps scolaire et en recourant à des non titulaires. Enfin le ministère entend récupérer aussi au moins un milliers d'emplois chez les intervenants en langue vivante.

source : café pédagogique du lundi 31 mai 2010

La conférence sur les rythmes scolaires installée par Chatel le 7 juin

Par administrateur :: 29/05/2010 à 13:18 :: Général
La conférence nationale sur les rythmes scolaires sera installée le 7 juin par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, a-t-on appris auprès du ministère vendredi.
Installée pour plusieurs mois, elle fera des propositions dans le courant de l'année 2011, a-t-on ajouté.
Réclamée notamment par les fédérations de parents d'élèves et les chronobiologistes qui estiment que les journées de classe actuelles sont trop longues, la tenue de cette conférence avait été annoncée par le ministre lors des états généraux de la sécurité à l'école début avril.
Cette conférence va aborder "l'équilibre entre le temps de l'école, le temps de repos, les vacances, les activités sportives et culturelles", avait déclaré M. Chatel en avril.
"Il s'agit de discuter de tout, avec tous les acteurs, de réfléchir à froid sur l'organisation de la journée, de la semaine et de l'année", avait-il ajouté.
Dès la rentrée toutefois, un nouveau rythme scolaire avec cours le matin et sports l'après-midi sera testé dans une centaine de collèges et lycées en France.

source : Dépêche de l'éducation vendredi 28 mai 2010

Formation des enseignants: Conseil supérieur de l'éducation rejette 2 textes

Par administrateur :: 13/05/2010 à 9:41 :: Général
La communauté éducative réunie mercredi en Conseil supérieur de l'éducation (CSE) a rejeté deux textes administratifs découlant de la réforme de la formation des enseignants pour la rentrée 2010, a-t-on appris de sources concordantes.
L'avis du CSE, qui représente notamment les enseignants, lycéens, parents, étudiants, fédérations syndicales, collectivités territoriales, n'est que consultatif.
Le CSE a rejeté un projet d'arrêté sur un "référentiel de compétences" que les enseignants devront maîtriser lors de leur titularisation. Ce texte a reçu deux votes "pour", 24 "contre", huit "abstentions" et 13 "refus de participer au vote".
Un projet de circulaire d'application sur la formation en master à l'université et lors de la première année de stage a recueilli deux votes "pour", 36 "contre", sept "abstentions" et deux "refus de participer au vote".
La plupart des organisations syndicales dénoncent la réforme de la formation des enseignants qui se met en place à la rentrée 2010 et les conditions dans lesquelles les professeurs stagiaires vont effectuer leur première année d'exercice.
Une première réunion du CSE, qui devait se tenir jeudi dernier, avait été boycottée par plusieurs organisations syndicales, obligeant à la reporter à mercredi.

source NousVousIls.fr du mercredi 12 mai 2010

INTERVIEW DE LUC CHATEL : Monsieur le Ministre vous y croyez vraiment ????

Par administrateur :: 04/04/2010 à 11:19 :: Général
Luc Chatel : « Les enseignants ne doivent plus se sentir abandonnés dans leurs classes »
Le ministre de l'Éducation vient de présenter le « pacte de carrière » qu'il entend passer avec les enseignants. Revalorisation pour les professeurs débutants, mesures destinées à favoriser la mobilité à la fois dans et hors de l'enseignement, meilleure prise en charge des risques... Dans un entretien exclusif pour VousNousIls, Luc Chatel en explique les principales dispositions.

Un mot d'abord de l'aspect du pacte qui intéresse sans doute le plus les enseignants : la revalorisation salariale. De 157 à 269 euros nets par mois, elle ne sera pas négligeable pour les néo-titulaires...

Elle sera même significative, puisqu'elle dépassera 10% en début de carrière. En période de crise, quelle est l'entreprise qui, aujourd'hui, envoie un signal aussi net à ses jeunes recrues ? Il s'agit donc d'un message fort, qui constitue la contrepartie du non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux. Nous avons par ailleurs souhaité la concentrer en début de carrière, puisque nous demandons aux enseignants de se former une année de plus. Finalement, ces mesures salariales concerneront près d'un professeur sur quatre.

Tous les autres sont donc laissés pour compte ?

Absolument pas. Depuis deux ans, un certain nombre de mesures ont déjà touché l'ensemble des enseignants : prime de 500 € pour ceux qui effectuent au moins deux heures supplémentaires par semaine, prime de 400 € pour les évaluations dans le primaire, mise en place du prêt à taux zéro, revalorisation du montant de la rémunération des copies corrigées pour le bac...

Malgré tout, les syndicats ne cachent pas leur déception...

Quand on défend les intérêts d'une catégorie de salariés, je comprends qu'on en veuille toujours plus. Mais, encore une fois, je n'ai pas souvenir d'une revalorisation aussi importante pour les enseignants depuis très longtemps. Par ailleurs, le nouveau pacte de carrière que je propose contient d'autres mesures, à mon avis tout aussi importantes, qui concernent tous les enseignants.

Évoquons donc d'abord la formation : que proposez-vous ?

Il y avait une vraie carence dans l'Éducation nationale : le Droit individuel à la formation, obligation légale, n'existait pas. À partir de la rentrée prochaine, tous les enseignants qui le souhaitent pourront bénéficier de ce Dif à raison de 20 heures par an, cumulable sur plusieurs années jusqu'à 120 heures, en plus des formations professionnelles et des stages qui existent au sein de l'Éducation nationale. Tout professeur qui aura un projet, quel que soit le domaine, pour élargir son champ de compétences ou pour préparer une future évolution, pourra suivre une formation pendant les vacances scolaires, rémunérée à 50% du salaire horaire.

Vous instaurez également des entretiens destinés à favoriser la mobilité, après deux ans et quinze ans de carrière...

Je pense qu'il faut donner des perspectives aux enseignants. D'abord en interne, car l'immense majorité d'entre eux a envie de faire carrière dans l'Éducation nationale toute sa vie, et c'est très bien. Il faut donc déjà que nous puissions les entendre sur leurs aspirations. Certains professeurs du primaire peuvent, par exemple, souhaiter au bout d'un certain temps enseigner dans le secondaire. Mais on peut aussi avoir envie de faire autre chose et je comprends très bien qu'après 20 ou 25 ans de classe on ait envie d'exercer ailleurs... Nous devons donc être beaucoup plus à l'écoute de nos fonctionnaires, les aider tout au long de leur parcours, et c'est l'objectif de ces entretiens systématiques.

Il y a urgence ?

Il y a une attente. Jusqu'à présent, on ne peut pas dire que l'État soit un bon gestionnaire de ses ressources humaines ! Cela m'a frappé, moi qui viens justement de ce milieu. Les enseignants ont le sentiment qu'on les forme, puis qu'on les abandonne devant les élèves, dans des conditions parfois difficiles, alors que la communauté éducative, parents, société..., leur en demande toujours plus. Il y a donc une volonté de ma part de les accompagner, de faire le point avec eux à plusieurs étapes de leur carrière, de les encourager, de les comprendre et de les valoriser.

Le bilan médical que vous instaurez à 50 ans n'est-il pas dès lors autant moral et psychologique que physique ?

Bien sûr... Mais là encore, dans toutes les entreprises privées, vous passez une visite médicale chaque année. C'est important pour la prévention en matière de santé, mais aussi pour marquer une pause, échanger... Nous allons donc notamment doubler à partir de juin le nombre de médecins de prévention, aujourd'hui totalement absents dans certains départements. Toujours dans le même esprit, à partir de la rentrée, comme dans n'importe quelle entreprise, les comités d'hygiène et de sécurité traiteront aussi des conditions de travail, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent. De matière paritaire, nous allons donc travailler sur la prévention des risques, qu'il s'agisse de l'exposition à l'amiante ou des risques psychosociaux...

Les enseignants vous diront que leurs conditions de travail passent d'abord par une augmentation des moyens humains sur le terrain et une baisse du nombre d'élèves par classe... Que leur répondez-vous ?

Le président de la République a pris un engagement en 2007, celui d'avoir moins de fonctionnaires, mais mieux rémunérés et mieux considérés. Nous le tenons. En même temps, notre politique de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux n'est pas mise en œuvre de façon systématique. Nous l'appliquons avec discernement. J'étais dans l'académie de Nice jeudi dernier. La démographie y augmente. À la rentrée prochaine, cela se traduira donc par une centaine de créations de postes. À la rentrée dernière, nous avons ouvert des classes dans le premier degré parce que le nombre d'élèves augmentait. Donc, oui, nous avons une politique de réduction globale, mais c'est aussi pour pouvoir mieux rémunérer les enseignants, et ce pacte de carrière en est la preuve, à la fois sur son volet financier et sur la partie ressources humaines.

Propos recueillis par Patrick Lallemant

Interview du lundi 29 mars dans VousNousIls

Royaume-Uni : Les parents aux commandes

Par administrateur :: 24/02/2010 à 21:57 :: Général

"Si votre école ne fonctionne pas suffisamment bien, et si vous êtes mécontent de ses progrès vous pourrez demander un changement et obtenir une nouvelle direction". Le premier ministre britannique a annoncé le 23 février de nouvelles règles pour les école s primaires et secondaires.
 
Dans les écoles qui ne fonctionnent pas bien, les parents pourront demander un vote sur la direction de l'établissement. S"ils souhaitent la changer, ils pourront voter et sélectionner dans une liste officielle une structure capable de redresser la barre.
 
"Vous faites vivre les enseignants sous une épée de Damoclès parentale" a rétorqué le premier syndicat de l'éducation , le Naswut.

lire dans l'expresso du mercredi 24 février 2010

Seine-St-Denis: des écoles protestent contre l'arrivée d'étudiants remplaçants

Par administrateur :: 14/02/2010 à 11:01 :: Général
Plusieurs écoles de Seine-Saint-Denis pourraient être en grève la semaine prochaine, pour protester contre l'arrivée d'étudiants non formés pour effectuer des remplacements en classe, a prévenu la CGT Educ'action dans un communiqué vendredi.
"Des enseignants ont décidé de débrayer et de bloquer leurs écoles", indique le syndicat, qui a précisé à l'AFP qu'entre "10 à 20 écoles" pourraient être en "grève reconductible" de lundi à jeudi prochain, tandis qu'un autre appel à la grève a été lancé, par ailleurs, pour mardi et jeudi dans le département.
Ils entendent protester contre l'arrivée de 80 étudiants (de niveau licence) "sans formation pédagogique, recrutés par l'Inspection académique de Seine-Saint-Denis pour effectuer des remplacements du 15 au 19 février et du 8 au 12 mars".
"Ces étudiants, non formés, vont prendre une classe entière au pied levé, seuls, après une formation de trois heures !", a expliqué une responsable du syndicat. La semaine est payée 750 euros.

lire la suite dans VousNousIls du samedi 13 février 2010

Revue de Presse sur l'Ecole pour parents, enseignants, citoyens et élus / collectif éducation Libourne 1 - Blog créé avec ZeBlog